Les « scarabées » égyptiens sont des amulettes funéraires très populaires dans l’ancienne Egypte. Le Dr Daphna Ben Tor (Conservateur du département d’archéologie égyptienne au Musée d’Israel à Jérusalem) explique qu’il s’agissait d’un symbole de régénération : les Égyptiens associaient ce coléoptère (roulant sa boule de fumier), au dieu solaire (roulant le disque solaire qui renait chaque jour dans le ciel).
Les scarabées étaient fabriqués dans divers matériaux ; les plus courants étaient la stéatite et la faïence émaillée, mais des pierres semi-précieuses telles que l’améthyste, le jaspe, la cornaline, le lapis-lazuli, l’agate et le feldspath ont également été utilisées, ainsi que, moins fréquemment, l’or, l’argent, le bronze, le verre et l’ivoire.
Ces amulettes ont également pu servir de sceaux administratifs, comme en témoignent les inscriptions de noms officiels sur certaines d’entre elles.
De nombreux scarabées, ainsi que d’autres objets d’origine égyptienne, ont été découverts dans des fouilles archéologiques en Israël, notamment dans des nécropoles à Megiddo, Tel Dan, Kabri et Tel Ajjul. Ils témoignent de l’influence culturelle, économique et politique de l’Égypte, en terre de Canaan, à la fin de l’Age du Bronze, ce qui correspond au Nouvel Empire de l’Egypte ancienne, entre le 16e siècle et le 11e siècle avant J.C.
Ici, on peut admirer un scarabée trouvé à Deir el-Balah (aujourd hui dans la bande de Gaza, dans le sud d’Israel) et présenté au Musée d’Israel à Jérusalem. Il est en stéatite et en or (H: 0.7; L: 1.6; W: 1.1 cm). On le date de la 19ème Dynastie du Nouvel Empire (1300-1200 avant J.C.).